dimanche 22 avril 2018

Naissance et récit


Vendredi soir - 20 avril 2018 -

Nous sommes à 2 semaines du terme.

Comme chaque semaine, je prépare les menus de la semaine à venir (ardu, avec les enfants qui sont en vacances) et organise ma journée de courses du lendemain. PapaChan dort du sommeil du juste.

Je ressens des contractions assez rythmées, peu intenses mais nombreuses. Je me demande s'il ne faudrait pas que je les chronomètre...

Mais bon, non.

J'éteins l'ordinateur et m'endors.

La nuit je me réveille pour faire pipi et ne constate rien d'inhabituel.

Mais le matin venu, alors que je me réveille pour trouver PoupiGarçon endormi près de moi, plouf ! Voilà que ça coule... Et ça coule bien !

Aussi bien le Professeur C. que ma sage femme m'avaient mise en garde et avaient été formels : c'est un 4ème accouchement et tout peut aller très vite, j'ai donc beaucoup moins de temps pour me rendre à la maternité (on conseille en général d'attendre que les contractions soient espacées de 5 minutes, dans mon cas il me faudrait partir dès qu'elles seront espacées de 15 minutes), et en cas de rupture de la poche des eaux = départ immédiat pour la maternité quoi qu'il arrive, contractions ou pas.

Bon, d'accord, il faut donc partir tout de suite... de toutes façons tout est prêt. Mon sac, ma valise.
Il est 8h.

PapaChan prend le relais avec les 3 enfants, les habille, prépare leur sac. Nous partons pour les laisser chez mon amie F., dont j'ai parlé brièvement ici. J'ai d'autres alternatives (j'avais fait une short-list de personnes à contacter en cas d'accouchement inopiné en plein milieu de semaine), mais mon instinct de mère me dit qu'il faut que ce soit elle. J'ai une confiance aveugle en elle. J'essaie donc de l'appeler mais... je tombe sur son répondeur. Zut... forcément, à cette heure-là un samedi, elle n'a pas du allumer son téléphone....

Qu'à cela ne tienne, nous nous mettons en route, nous laisserons les petits chez elle en passant.

Mais en arrivant chez F. tout est fermé... eh oui, ils dorment. Impossible de sonner à sa porte car le portillon qui mène chez elle est fermé, et la sonnette est sur leur porte d'entrée...

A court d'autre solution, PapaChan escalade. Aïe ! Le mari de F. le prend pour un voleur et surgit hors de lui à la fenêtre, haha ! Il ne nous connait pas car, comme il travaille beaucoup, nous ne le voyons que très rarement, voire jamais. Heureusement, F. arrive toute ébouriffée et prend les enfants sous son aile avec son habituelle immense bienveillance. Merci à toi ma chère F. Merci de tout coeur !

Une bonne chose de faite ! 8h30 nous repartons. Je n'ai aucune contraction... Heureusement le week-end la route menant à Monaco est calme et il n'y a pas de circulation. Nous arrivons à 9h à la maternité.

Salle de naissance. Monito. Test bandelette. Oui, c'est bien du liquide amniotique... on me garde, c'est pour aujourd'hui.

Mais comme il n'y a absolument aucune contraction, inutile de rester là... je dois monter en chambre.
Nous y voilà. A côté de nous, une dame qui vient d'avoir un petit bébé se repose.
Il est 10h... et on attend que les contractions débutent enfin.

On se balade, du coup... on marche dans le service, dans toute la maternité, on passe voir le staff du service de chirurgie viscérale qui se trouve à l'étage au-dessus, on monte des escaliers, on descend, dans l'espoir fou de déclencher le travail.

PapaChan est cependant très fatigué, car il a apparemment mal dormi cette nuit.
On retourne donc en chambre pour le laisser somnoler, pendant ce temps je vide ma valise dans les placards.

Le repas de midi arrive, repas sans gras ni aucun assaisonnement, évidemment. Un poisson accompagné de pommes de terre, une soupe et du pain, une pomme cuite. C'est un peu trop pour vésiculette, je partage avec PapaChan.

Vers 14h les contractions débutent, enfin. Elles sont espacées de 15/20 mn, mais ça stagne, elles ne sont absolument as douloureuses et elles ne se rapprochent pas... on finit par s'endormir tous les deux.

A 16h on commence à paniquer un peu, car nous voyons venir l'heure où PapaChan va devoir remonter chercher les petits chez F., et me laisser seule pour faire naître ce petit bébé.

Nous repartons marcher et descendre/monter les escaliers de la maternité de Monaco. Et les contractions se rapprochent enfin. 10 mn, 7 mn, 5 mn et cela commence à être fort douloureux... on nous descend en salle de travail vers 17h.  ENFIN !!!

Je prends mon o-mamori avec moi, tout comme il ne m'a jamais quitté durant toute ma grossesse, il sera lors de la naissance de ce bébé.

Contractions toutes les 3 minutes, et elles commencent à être très très très douloureuses pour le coup, je demande la péri sans trop y croire. Sur mes trois accouchement précédent celui-ci, aucune péridurale n'a jamais fonctionné. Mais bon là ça fait vraiment trop mal, je me recroqueville et hulule comme une chouette.







L'infirmière arrive, très gentille, et m'accompagne avec beaucoup de pudeur et de bienveillance.
Puis l'anesthésiste, super sympa aussi. Il pose la péri avec un immense professionnalisme, entre deux contractions.
Contre toute attente, la péri fonctionne très vite et surtout très bien. Je me détends un peu.






Vers 19h je suis à dilatation complète, mais la SF m'apprend que les membranes sont toujours intactes, que la poche des eaux a juste fissuré mais pas rompu. Elle ne souhaite pas rompre artificiellement tout de suite, on va voir si le travail peut se faire seul.

On attend, donc.

Mais en fin de compte ça pousse très fort, ça ne rompt pas, on me demande de ne pas pousser parce que ça n'a pas rompu, mais le coeur du bébé commence à fatiguer, je le vois sur le monito et la sage-femme aussi. Donc elle décide de rompre artificiellement, arrive la gynécologue de garde, et on commence la poussée.

Oui mais on a un peu trop attendu probablement, car le coeur de bb fatigue vraiment, la gynéco me dit que pour que cela soit plus rapide on va accompagner la poussée avec une petite ventouse. Mais mes souvenirs doivent être très flous, ou alors elle n'a pas eu le temps de la poser car au moment même où elle me dit cela, voilà qu'arrive mon bébé, et que l'on pose son petit corps contre le mien.

Un petit garçon ! C'est un petit garçon, comme j'en avais toujours eu l'intime certitude.
Il est 20h03.
On pose ce petit bébé sur moi, le cordon est coupé.

21 avril 2018-

Ce soir, j'ai mis au monde mon quatrième enfant.

Ensemble, durant ces neuf mois, nous avons été plus forts que la maladie, l'angoisse, la douleur, le deuil et la peine.

Nous avons vécu des moments très difficiles, mais nous avons réussi à transcender toutes ces épreuves ensemble, pour finalement faire triompher la Vie.

Je suis si fière de nous deux.

Bienvenue, mon bébé arc-en-ciel. Que de bonheur nous allons goûter ensemble.


 

Il est en parfaite santé, éclatant de vie de de force. Je ne peux pas me lasser de le regarder respirer, presque incrédule.

Bienvenue bébé, bienvenue.

On va me laisser en peau à peau avec lui quelques heures. Survient la délivrance, un utérus qui ne contracte pas énormément et donc beaucoup de saignements, mais rien qui ne puisse être géré par l'équipe.

PapaChan peut s'en aller retrouver nos trois petits, et moi je vais remonter en chambre avec ce petit garçon.

Il est né. Il est en bonne santé. J'ai tenu le coup, et lui aussi.



Maintenant, je vais mettre ce blog en pause quelques mois pour pouponner mon adorable nouveau-né et baigner dans le bonheur de sa présence.

vendredi 20 avril 2018

Corde à linge

Une petite lessive qui sèche au soleil, et au bon air pur de chez nous.


Un peu de jaune, mais toujours du bleu... intuition profonde.

mercredi 18 avril 2018

Il était un mercredi d'avril...

Un mercredi tout calme, comme je les aime.

FilsAîné a reçu ce jour, à 8 ans, ses toutes premières lunettes de vue. Il est tout heureux de pouvoir enfin y voir clair.

Petite Chérie, débordant d'énergie, me fait un peu tourner en bourrique, en bonne native du Bélier qui se respecte.

PoupiGarçon se relaxe au soleil dans le jardin : il profite des fleurs, et du vent tiède dans ses cheveux.



La gourmandise du mercredi : cette semaine un fondant au chocolat (pourquoi faire compliqué...)


De nouvelles lessives de vêtements pour PetitBébé.

Du repos. Quelques contractions pas bien méchantes.


mardi 17 avril 2018

Visite du 9ème mois

Aujourd'hui, j'ai eu ma consultation du 9ème mois, avec mon cher Professeur C.


On étudie le dossier médical : dernier bilan sanguin très bien, tracés monito très bien, tout très bien. L'examen gynécologique aussi est ok, la tension est parfaite, le col est bien mûr, ouvert à 2 mais il n'y a pas de contractions de travail.

MAIS...

lundi 16 avril 2018

Quand le Printemps s'éveille...

Je sais que c'est très cliché, mais c'est vrai : le printemps a toujours été ma saison préférée.

Le climat qui se radoucit enfin après toutes ces semaines d'un froid trop rude, et devient tout tiède, les gants et les bonnets que l'on remise au grenier, la nature qui renaît à la vie, cet air si pur et et si clair...

Je n'aime pas vraiment l'été qui, dans notre région, se révèle souvent bien trop chaud, voire brûlant, étouffant (même si là où nous vivons, en moyenne montagne, les fortes amplitudes thermiques nous permettent malgré tout de dormir au frais).


En habitant à la campagne, on est encore davantage sensibilisé à ce renouveau. Partout, les arbres sont en fleurs.

Les fruitiers cultivés dans les prés avoisinants ou les petits pruniers sauvages sur les bords de chemins explosent en fleurs blanches ou rose pâle, partout la campagne rayonne et s'éveille.


Et notre jardin, qui a pourtant subi très rudement la sécheresse de l'été dernier, revit à nouveau grâce à la neige et à la pluviométrie très élevée de ces dernières semaines. Le voici à nouveau bien vert, et les fleurs sauvages ont repris leurs quartiers un peu partout.


J'aime tant voir toute cette vie qui jaillit à nouveau.

Je me rends compte que j'ai passé le printemps dernier dans un état de dépression tellement intense que je n'ai littéralement rien vu passer.

Le premier bébé que j'ai perdu aurait du naître en avril. Vers la mi-avril, pour être plus exacte. Maintenant.

Sa date de conception n'avait pas été planifiée, mais il est arrivé ainsi, et j'ai aimé l'idée de mettre au monde un enfant au printemps une nouvelle fois, quand tout autour de nous, la Vie renaît.

Petite Chérie et PoupiGarçon sont tous les deux nés au printemps, respectivement en avril et en mai.

Mais pour ce bébé-là, comme pour la petite soeur ou le petit frère qui suivit et qui devait, lui/elle, arriver en août, le destin en a décidé autrement.

L'an dernier, à la même époque, mon amie V. est venue passer quelques jours à la maison, et ensemble, nous avons planté un cerisier japonais.

Le jour où il ou elle aurait dû naître, c'est-à-dire il y a un an jour pour jour, j'ai écrit ceci :

"Ce n'est pas pour le souvenir, car je n'oublierai jamais. Comme si je pouvais oublier ça...

Mais j'ai eu envie de croire qu'un jour, dans très longtemps probablement, je serai assise sous les branches de cet arbre devenu grand, sous sa floraison exubérante de mi-avril, et que ce jour-là, je serai enfin en paix avec cette absence.


Que la peine et l'incompréhension auront, un jour, quitté mon cœur pour faire place à la résignation et à l'acceptation. 
Que j'en aurai enfin fini avec ces larmes qui déboulent à tout bout de champ, et ce sentiment de dépossession brutal, indescriptible.

J'ai planté cet arbre, celui-ci en particulier et pas un autre, parce qu'il fleurira chaque année au moment où nous aurions dû nous rencontrer. 
Pas parce que j'ai peur de l'oublier, cette date, mais parce que j'aurai toute ma vie besoin de me recueillir... quand on perd un bébé trop tôt, il n'a malheureusement pas droit à une sépulture.

Cela fut difficile, un *travail* véritable, en symbolique parfaite : très physique et très douloureux. 
Accompli en grande partie seule, mais en compagnie de deux personnes chères. 
J'avais besoin de ça. J'ai inondé la terre de larmes, une fois arrivée au fond du trou, mais j'avais besoin de ça.

Je ne sais pas si je vais mieux. 
Je dois gérer un second deuil hélas, plus récent, un pour lequel aucun rituel n'a encore eu lieu, et je n'ai pas fait le tour de la question. Analyser à froid ce qui m'est arrivé au cours de ces huit derniers mois reste encore au-delà de mes capacités.

Mais j'essaie d'avancer. 
J'essaie vraiment d'avancer.

- 16 avril 2017 -"


Depuis, le temps a passé, et la vie s'est installée à nouveau en moi. Une petite vie qui s’accroche et qui grandit malgré une maman cassée, broyée par la tristesse, les deuils, et la peur.
Mais une vie qui instille petit à petit en moi une pulsion de vie nouvelle, qui jour après jour, me raccroche au monde qui m'entoure et aux autres.

J'ai trouvé cet hiver tellement long, tellement oppressant et menaçant avec sa charge d'épreuves, de mauvaises nouvelles, de virus et de microbes. J'ai eu l'impression que nous n'en sortirions jamais. Mais la nature tient toujours ses promesses...

Je suis si heureuse de le voir arriver enfin, ce printemps. Je l'ai tant attendu.

J'ai tellement hâte que cet enfant vienne au monde, pour lui montrer, et profiter avec lui, de toute cette beauté calme et sereine qui nous entoure ici.

J'ai hâte que nous allions ensemble, avec ses frères et sœur, voir les rivières aux eaux claires, les sources qui jaillissent des montagnes, les grands prés verts et les innombrables forêts et chemins qui nous entourent.

J'ai tellement hâte d'apprendre à vivre à nouveau, délivrée de ce sentiment de dépossession et de tristesse qui, j'ai l'impression, m'habite depuis des mois.


Aujourd'hui, j'ai trié et rangé les petites tenues que j'avais conservées de PoupiGarçon. 

Oui, étrangement c'est toujours vers les affaires de garçon que je me penche, spontanément.. mon intuition est si forte que je ne pense pas me tromper.




dimanche 15 avril 2018

38SA

Allez, une semaine de plus au compteur.

Une semaine que bébé aura pu mettre à profit pour se faire un peu de gras. Enfin, s'il le peut, parce que côté maman c'est pas la joie.


On ne peut pas dire que je sois énorme, on dirait un macaroni qui aurait avalé un petit pois.

Hier matin, probablement grisée par une semaine de bonne santé (relative) j'ai commis la folie de manger un (très très) minuscule morceau de croissant au beurre issu du petit déjeuner familial.

Bon, il est vrai que cet écart arrivait à la suite de plusieurs petits autres cette dernière semaine. Et je me doutais qu'à terme, Vésiculette m'enverrait un bon coup de pied au derche pour me re-discipliner un peu.

Bingo : j'ai été très malade, vraiment au bord de la crise, je dirais.
Je ne recommencerai certainement pas.

J'ai commencé à me sentir mal vers 14h, avec nausée et frissons.

Heureusement, mon ami le vinaigre de cidre m'a permis de tenir le coup et d'être opérationnelle pour ma très précieuse séance de photo maternité, prévue hier à 17h de longue date. J'avais tellement peur d'avoir accouché avant !

Par contre en rentrant chez moi, je ne faisais pas la fière... la douleur caractéristique était bel et bien là, la nausée très forte, les frissons... direct lit et bouillotte chaude sur le foie/pancréas/vésicule.... les douleurs ont cessé vers 21h.

C'est souvent comme cela en Vésiculie. On suit le régime de façon stricte, alors Vésiculette est contente, alors on se sent graduellement un peu mieux, alors on imagine qu'on peut intégrer des petits grains de folie à notre alimentation terne et triste... haha ! Et Vésiculette se charge de nous ramener à la réalité bien vite.

En mon absence, PapaChan a réorganisé la chambre pour y ajouter le lit de JoliBébé et la commode pour ses affaires, que j'ai pu ranger ce matin. C'était la dernière grosse étape. JoliBébé peut vraiment arriver désormais.


vendredi 13 avril 2018

Matinée monégasque

Aujourd'hui, une nouvelle petite journée placée sous le signe de la Principauté.

Aaah, Monaco, son Rocher, son Palais Princier, ses parkings municipaux au coût horaire ruineux... 
Non vraiment, il n'y a pas à dire, la maternité du Centre Hospitalier Princesse Grâce, c'est quand même la classe. On accouche au bord de la mer, avec une vue imprenable sur la Grande Bleue, sur le Rocher, dans un bel environnement très cosmopolite...

Ce sera mon premier accouchement ici, puisque nous habitions auparavant Nice (j'ai donc accouché trois fois dans des maternités niçoises), mais il semblerait que ce soit vraiment une très chouette maternité.


Pour avoir été hospitalisée 24h en maternité avant d'être transférée au service de chirurgie viscérale lors de ma pancréatite le mois dernier, je ne peux effectivement en dire que du bien.

PapaChan râle bien un peu, car comme il s'agit malgré tout d'un pays étranger les procédures de reconnaissance sont un peu plus compliquées qu'en France. Il faut aller à l'ambassade, etc. 

Bref !
Donc au vu de mon tracé de monito pas terrible de mercredi (RCF souvent dans dans les 180bpm quand même, ce qui est haut, puis quelques mini-décélérations pendant les contractions)... et les contractions de ouf qui ont émaillé ma soirée d'hier, j'ai décidé de faire un petit saut dans ma très chic maternité ce matin.


Voilà voilà.
Une heure de monitoring.
Des contractions toutes les 15 minutes environ. Souvent bien douloureuses, quand même. Des petites décélérations sur le RCF à chaque contraction, comme mercredi.

Alors on fait quoi ? La sage-femme était indécise. Elle est donc partie consulter l'obstétricien de garde.
Eh bien, j'ai bien cru qu'ils allaient me garder ce matin... ça m'aurait moyennement plu d'accoucher un vendredi 13.
Ils ont hésité, puis fait un examen du col. Ledit col est tout mou, ouvert à 1/2, mais au final pas de réel travail. L'obstétricien a regardé le tracé monito du jour et celui de mercredi, a déclaré qu'ils étaient parfaits et absolument pas inquiétants, donc je suis rentrée, pour tout dire un peu soulagée.


 J'ai VRAIMENT très très hâte d'accoucher hein, mais je ne sais pas, je ne le sentais pas aujourd'hui.