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vendredi 13 avril 2018

Matinée monégasque

Aujourd'hui, une nouvelle petite journée placée sous le signe de la Principauté.

Aaah, Monaco, son Rocher, son Palais Princier, ses parkings municipaux au coût horaire ruineux... 
Non vraiment, il n'y a pas à dire, la maternité du Centre Hospitalier Princesse Grâce, c'est quand même la classe. On accouche au bord de la mer, avec une vue imprenable sur la Grande Bleue, sur le Rocher, dans un bel environnement très cosmopolite...

Ce sera mon premier accouchement ici, puisque nous habitions auparavant Nice (j'ai donc accouché trois fois dans des maternités niçoises), mais il semblerait que ce soit vraiment une très chouette maternité.


Pour avoir été hospitalisée 24h en maternité avant d'être transférée au service de chirurgie viscérale lors de ma pancréatite le mois dernier, je ne peux effectivement en dire que du bien.

PapaChan râle bien un peu, car comme il s'agit malgré tout d'un pays étranger les procédures de reconnaissance sont un peu plus compliquées qu'en France. Il faut aller à l'ambassade, etc. 

Bref !
Donc au vu de mon tracé de monito pas terrible de mercredi (RCF souvent dans dans les 180bpm quand même, ce qui est haut, puis quelques mini-décélérations pendant les contractions)... et les contractions de ouf qui ont émaillé ma soirée d'hier, j'ai décidé de faire un petit saut dans ma très chic maternité ce matin.


Voilà voilà.
Une heure de monitoring.
Des contractions toutes les 15 minutes environ. Souvent bien douloureuses, quand même. Des petites décélérations sur le RCF à chaque contraction, comme mercredi.

Alors on fait quoi ? La sage-femme était indécise. Elle est donc partie consulter l'obstétricien de garde.
Eh bien, j'ai bien cru qu'ils allaient me garder ce matin... ça m'aurait moyennement plu d'accoucher un vendredi 13.
Ils ont hésité, puis fait un examen du col. Ledit col est tout mou, ouvert à 1/2, mais au final pas de réel travail. L'obstétricien a regardé le tracé monito du jour et celui de mercredi, a déclaré qu'ils étaient parfaits et absolument pas inquiétants, donc je suis rentrée, pour tout dire un peu soulagée.


 J'ai VRAIMENT très très hâte d'accoucher hein, mais je ne sais pas, je ne le sentais pas aujourd'hui.

jeudi 12 avril 2018

A part ça

CoxsackieVirus :

C'est au tour de Petite Chérie, qui après 24h de fièvre, présente désormais de nombreuses vésicules de Pied-Main-Bouche.
Nouvelle période de contagion, les dés sont à nouveau jetés.

Mais en ce qui me concerne, pour l'instant, toujours rien.

Grossesse :

Sur le monito d'hier soir, ça contracte doucement, mais régulièrement.


Ce n'est pas douloureux, donc pas de quoi s'affoler non plus, mais enfin c'est là.

Je vais quand même descendre au monito de la mater demain matin, parce que je ne trouve pas le tracé du RCF super top (bien que ma sage-femme me dise le contraire) et au moins je serai rassurée.

Ma valise est prête. Elle est ENORME, mais prête.

J'avais commandé un grand sac à dos que j'ai enfin reçu, et que je transporte en permanence avec moi, contenant mon dossier maternité, mes papiers administratifs, les affaires de salle de naissance, appareil photo et chargeur de téléphone. Au moins, je ne serai pas prise de court si quoi que ce soit arrive.

Médical : 

J'ai consulté ce matin pour ma sensation de gêne dans la bouche/gorge, en gros :

Le médecin dit que si c'est une mycose elle n'est pas de grande envergure car on ne voit pas de lésion.

Je ne peux prendre strictement aucun des médicaments habituellement prévus à cet effet.

Continuer les bains de bouche au bicarbonate jusqu'à l'accouchement.

Vésiculie : 

RAS, et j'ai pourtant commis quelques impairs ces derniers jours, je le confesse.Mon organisme a désespérément besoin de sucre. Vraiment, désespérément.

J'ai rajouté une demi-cuiller de gelée de groseille sur mes tranches de pain complet lors des collations. Houlà, c'est Byzance attention !
Dans une pulsion folle j'ai mangé un demi-centimètre carré de l'oeuf kinder des enfants, et un peu de pâte d'amandes en reliquant du gateau . J'ai goûté à un gâteau sans gluten et sans lactose (plusieurs fois, parce qu'il était bon) confectionné par une maman lors de la fête d'anniversaire de Petite Chérie.

Je n'ai eu aucune manifestation de colère de Vésiculette.
Alors bon, je me méfie, elle peut parfois (souvent, même) être très imprévisible, donc je vais essayer de maîtriser au mieux ces pulsions incontrôlables, parce que j'ai quand même pleinement conscience du fait que c'est très dangereux.



Naviguer en Vésiculie : le vinaigre de cidre

Aujourd'hui, j'ai envie de parler un peu de mon meilleur ami, j'ai nommé : le vinaigre de cidre.



La lithiase biliaire

Pour rappel, les calculs biliaires sont des dépôts essentiellement constitués de cholestérol durci. Ces "cailloux" se forment dans la vésicule biliaire, et peuvent varier en taille, allant depuis la taille d'un gain de sable (on les appelle alors micro-calculs, ce sont les plus enquiquinants car de par leur petite taille, ils migrent plus facilement) jusqu'à celle d'une balle de golf.

Généralement, ce sont les mauvaises habitudes alimentaires (trop de graisses saturées, de graisses cuites, de sucre raffiné, etc) qui sont la cause principale de la survenue de ces calculs mais on note aussi parmi les autres facteurs de risque l'obésité, le diabète et... la grossesse (-_-).

La plupart des personnes qui vivent avec des calculs biliaires l'ignorent, car ils restent longtemps asymptomatiques, jusqu'au jour où... les premiers symptômes arrivent, avec eux la douleur.

Au départ, ces symptômes ne sont que peu inquiétants et on peut les confondre avec des affections courantes : mauvaise digestion des repas, le sentiment d'être lourd ou ballonné, des nausées, des vomissements, des renvois acides et des selles claires, non moulées.

Puis, au bout de quelques temps, souvent au terme d'un repas un peu gras et copieux, une douleur violente et soudaine fait son apparition, particulièrement en haut à droite de l'abdomen, irradiant parfois jusqu'à l'épaule, coupant la respiration.
Ceci arrive lorsque finalement, un calcul migre depuis la vésicule vers ailleurs en passant par l'un des très fins canaux biliaires, et comme à chaque fois qu'un calcul passe quelque part, le passage ne se fait pas sans une douleur fulgurante, insupportable.

C'est ce que l'on appelle la crise de colique hépatique.

C'est ma maladie. Je vis avec au quotidien depuis cet automne.


Là où le Vinaigre de Cidre entre en jeu

On lui connaissait déjà pas mal de qualités.

Quand ma maladie a été diagnostiquée officiellement, j'ai arpenté et lu les publications postées sur les divers groupes de parole consacrés à la lithiase biliaire. Comme souvent, il y avait un peu à prendre et beaucoup à laisser, mais en tout état de cause, les mérites du vinaigre de cidre revenaient sans cesse, notamment pour aider à calmer la douleur pendant les crises, mais aussi pour espacer ces dernières.

Pour rappel, ma première grosse crise a duré presque deux heures. La seconde, au moins 8 heures.

Pour la troisième, qui s'annonçait ma foi bien costaude, j'ai donc fait un test. J'ai dilué 3 cuillerées à soupe de vinaigre de cidre dans un demi-verre de jus de pommes. La crise a stoppé net en 20 minutes.

Alors bien sûr, il reste évident que le meilleur moyen d'éviter une crise reste une alimentation composée de beaucoup de fruits frais, de légumes, laisser de côté tous les aliments transformés, les matières grasses, les aliments frits, la junk food de façon générale, mais aussi beaucoup d'autres aliments considérés "sains" comme les produits laitiers, les oeufs, la viande rouge...

Ceci étant dit, depuis ma dernière crise je consomme du vinaigre de cidre tous les jours. J'en verse un peu, directement sur mes aliments. Je réserve le jus de pommes aux crises car c'est quand même très sucré et Vésiculette ne tolère pas trop bien le sucre.
Et depuis mon retour à la maison (plus d'un mois et demi à l'heure où j'écris ces lignes) non seulement je n'ai pas eu de nouvelle crise, mais je dois également dire que je ne souffre plus des symptômes habituels de la maladie (nausées, diarrhées, etc).

Alors je vais malgré tout rester extrêmement prudente : je ne peux en aucun cas affirmer, ici ou ailleurs, que c'est le vinaigre de cidre qui en est la cause de cette amélioration. Très effrayée par mon épisode de pancréatite, j'ai également veillé à ne pas commettre d'impair alimentaire ces dernières semaines.
Mais j'ai intégré le vinaigre de cidre à chacun de mes repas, et j'en ai même mis une bouteille dans ma valise de maternité, c'est dire...

Attention cependant : il faut prendre bien soin de consommer un vinaigre de cidre non pasteurisé, bio, qui n'a pas été filtré et contient donc l'indispensable dépôt que l'on appelle "mère".

Il faut également rester raisonnable dans sa conso journalière : même si le vinaigre est une aide précieuse en Vésiculie, trop en consommer peut endommager l'émail dentaire ou même la paroi de l'œsophage.

mardi 10 avril 2018

De la volonté de ne pas connaître le sexe du bébé avant sa naissance

Souvent, c'est plutôt bien admis.

Les interlocuteurs trouvent ça tout gentil, et puis, dans la mesure où j'ai la chance d'avoir des enfants de sexe différent, on comprend plutôt aisément que connaître le sexe n'est pas une priorité absolue pour moi.


D'autres fois, les réactions suscitées sont un peu difficiles à comprendre.

"Mais COMMENT pouvez-vos résister à l'envie de savoir ???"
"Alors là, moi je trouve ça complètement aberrant de ne pas vouloir savoir immédiatement quand on le peut"
"Mais... pourquoi ??"
"On a pourtant les moyens de le savoir tôt maintenant !"
"mais qu'est-ce que cela t'apporte de positif de ne pas savoir, concrètement ?"
"Tu peux encore demander, tu as le temps"
"Je ne comprendrai jamais ça"

Même PapaChan me casse les pieds au motif que "au moins, nous n'aurions qu'un seul prénom à trouver, pas deux". (oui, décider d'un prénom c'est vraiment pas son truc à PapaChan : 3 enfants, 3 prénoms décidés en salle d'accouchement bien après la naissance).

D'autant que, il faut quand même rappeler que j'ai été échographiée de façon régulière tout au long de cette grossesse par nul autre que la pointure du diagnostic de sexe précoce, rien de moins.


La vérité, c'est que ce n'est ni par caprice ni par "mode" que je souhaite ne pas connaitre le sexe de cet enfant.

Dans l'absolu, je pourrais bien sûr dire que ce qui m'importe bien au-delà du sexe c'est d'avoir un bébé né vivant et en bonne santé (et ce serait bien sûr la vérité).

Mais en fait, c'est surtout un mécanisme de protection.
J'ai toujours eu, auparavant, le besoin, l'envie de connaitre le sexe de mes bébés avant leur naissance pour me projeter avec eux, faire des petits achats, imaginer ce que sera la vie avec eux... donner un relief supplémentaire à cette attente, à l'image que je me fais de ce bébé.

Je l'ai fait pour tous les bébés que j'ai attendus, même ceux qui n'ont jamais vu le jour.
Et je me suis cassée la figure quand au final, je n'ai pas pu accueillir dans ma vie les deux derniers que j'ai portés.

Je ne veux pas le faire avec ce bébé. Parce que tant qu'il n'est pas né, j'essaie de me dire que c'est encore rattrapable. Que s'il lui arrive quelque chose, je m'en remettrai mieux, si je ne sais pas.

Je sais, c'est horrible à dire, horrible à penser et surtout très stupide parce qu'à ce terme, quoi qu'il arrive il me faudra de toutes façons accoucher normalement donc je saurai forcément le sexe à un moment donné.
Mais je ne peux pas me projeter pour cette grossesse comme je l'ai fait pour les deux autres, se relever quand tout s'arrête est véritablement trop dur.

Il y a aussi tous ces propos ineptes entendus au cours des grossesses précédentes.

Lorsque, pour PoupiGarçon, nous avons annoncé qu'on allait avoir un autre fils, on nous a dit : "Eh ben, Petite Chérie va se sentir vraiment seule avec tous ces gars !" ou "Eh ben ! Heureusement que vous avez eu Petite Chérie quand même" (parce que c'est bien connu, les parents de fratries composées uniquement de garçons peuvent bien se tirer une balle) ou encore "Ah bon. Et vous allez essayer d'avoir une fille après?"
Je ne supporte pas ces remarques débiles. C'est consternant....
Ne pas vouloir connaître le sexe nous a donc épargné ce genre de propos, et rien que pour ça, je dirais que cela vaut le coup.

Du coup, comme j'avais beaucoup de bleu et de rose dans les affaires de mes enfants, j'ai racheté des petites choses aux coloris neutres : jaune paille, gris, taupe clair...

Maintenant, il n'en reste pas moins que j'ai une intuition vraiment très très forte, au point même que cela m'influence dans les vêtements que je prépare et range, ou dans les accessoires que je commande pour cet enfant.


lundi 9 avril 2018

37SA

Voilà, on y est.


A partir de maintenant, je sais que si je dois me rendre en urgence à l'hôpital pour une cholécystite ou une pancréatite aigüe, on fera naître le bébé. Il n'est désormais plus considéré comme prématuré.

Un poids se lève de ma poitrine... j'avais lu tellement de choses affreuses concernant les accouchement prématurés dus à des soucis de vésicule. Je suis heureuse d'être arrivée jusqu'ici.

Bébé est toujours tête en bas, dos à gauche. Les mouvements se font moins intenses, mais il ou elle tente du mieux qu'il peut de s'étendre et de s'étirer, ce qui donne naissance à de grosses bosses rigolotes sur le côté gauche de mon abdomen..

J'ai quelques contractions de temps à autres, mais rien qui soit réellement de nature à modifier le col, je pense. Cela reste assez soft. Beaucoup de douleurs ligamentaires sous le pubis par contre : tant mieux, c'est signe que toute la zone s'assouplit.

Update concernant le CoxsackieVirus : on est à j+7 depuis que la période de contagion a débuté. Je n'ai rien pour l'instant. Petit Garçon n'a plus de symptômes donc je me relâche un peu (même si je sais qu'il continue à excréter le virus dans ses sécrétions corporelles pendant 2 semaines).

Petite Chérie est en revanche rentée de l'école avec une fièvre à 39,3° ce soir, à suivre donc.

Je pense par contre que j'ai une mycose dans la bouche, j'ai ces symptômes depuis ma dernière hospitalisation et je n'avais aucune idée de ce que cela pouvait être, mais là le doute se mue peu à peu en certitude. J'espère que l'on pourra me soigner malgré ma grossesse car c'est assez douloureux.

J'ai toujours très faim. Hâte de pouvoir me relâcher sur ça aussi. Je ne fais toujours aucun écart, je ménage Vésiculette au maximum.

J'avance sur la valise, avec un peu de layette de laine ajoutée aux préparatifs.