24 février 2018 -
J'ai entamé un suivi avec la psychologue mère-enfant de la maternité.
Ca ne va vraiment pas mieux, c'est pour cela que j'ai pris le taureau par les cornes et que j'ai initié ce suivi psy.
Je réalise que tant que ce bébé sera dans mon ventre j'aurai peur pour lui. Je n'ai plus le sentiment d'être capable de protéger la vie intra-utérine d'un enfant, je vois mon corps comme un tombeau juste capable de les faire mourir.
Donc tant qu'il ne sera pas sorti de là, ça n'ira pas mieux quoi que je fasse.
En parlant j'ai aussi cerné le fait que j'ai arrêté de vive pleinement depuis que j'ai perdu un bébé pour la seconde fois. J'ai vécu en mode survie, parfois difficilement, mais je ne prends de plaisir à rien, jamais. Je ne ris jamais, je n'ai même plus de joie à passer du temps avec les miens.
Quand j'ai voulu arranger mon scrapbook de 2017 la semaine dernière j'ai réalisé qu'il n'y avait presque pas de photos, et que tout était triste et figé sur celles que j'avais.
Ces derniers mois avec ce bébé qui bouge et qui donne des coups ont instillé la vie à nouveau, chaque mois un petit peu plus à la fois, c'est parce que cette vie est là que je réalise combien elle a été absente l'année qui vient de s'écouler.
Et s'il arrive quelque chose à ce bébé, en plus de lui c'est aussi cette petite étincelle de vie qui disparaîtra, ce qu'elle me permet de donner à nouveau à mes enfants ces dernières semaines alors que je ne le pouvais plus.
Cette idée me terrifie tout autant que celle de perdre à nouveau un bébé.
Bref c'est très compliqué.
Pour m'investir un peu plus auprès de ce bébé j'ai reçu quelques suggestions : faire réaliser des photos de grossesse dans un joli environnement, avec de jolis vêtements, et commencer à réfléchir à des prénoms... Tout cela est complètement surréaliste au point où j'en suis...
On essaie aussi de travailler sur tout le reste, ma maladie, le décès de mon père que je ne gère absolument pas, etc etc. Beaucoup de travail en perspective.
samedi 24 février 2018
Suivi psy
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mardi 13 février 2018
Visite du 7ème mois
13 février 2018 -
Visite du 7ème mois ce matin.
Bon, enfin le Professeur C. se réveille un peu en voyant que je suis à 65 kilos sur la même balance où, le mois dernier, j'étais à 68,5.
Ca fait -3 kilos et demi de perdus en 1 mois. Je pèse désormais un kilo de moins que mon poids de début de grossesse.
"ah oui bon, c'est quand même beaucoup plus rapide que ce que j'aurais voulu voir, comme perte de poids..."
Donc en gros il dit : on attend l'écho T3 (dans 3 semaines) et on voit comment progresse la croissance de l'enfant (le fait que moi je fonde à vue d'oeil on s'en fout par cont', haha).
Si tout va bien pas de changement, sinon il faudra mettre en place un suivi bcp plus rapproché (lequel ? je ne peux rien changer à mon régime alimentaire tel qu'il est aujourd'hui sans encourir la colère redoutable de Vésiculette, donc mystère).
Bon sinon le reste (col, tension, hauteur utérine, bilans sanguins/urines) est ok.
Il reste 3 mois de grossesse, et 3 mois c'est super long quand tu as cette saloperie d'épée de Damoclès sur la tête... est-ce que ma vésicule va tenir le coup encore 3 mois ou pas ?
Sinon, comment opérer en urgence avec un si gros ventre ? Le bébé tiendra-t'il le coup ?
Bref.... si je n'avais pas eu ce souci de santé je pense que j'aurais pu essayer de me relaxer ce dernier trimestre, mais là...
Visite du 7ème mois ce matin.
Bon, enfin le Professeur C. se réveille un peu en voyant que je suis à 65 kilos sur la même balance où, le mois dernier, j'étais à 68,5.
Ca fait -3 kilos et demi de perdus en 1 mois. Je pèse désormais un kilo de moins que mon poids de début de grossesse.
"ah oui bon, c'est quand même beaucoup plus rapide que ce que j'aurais voulu voir, comme perte de poids..."
Donc en gros il dit : on attend l'écho T3 (dans 3 semaines) et on voit comment progresse la croissance de l'enfant (le fait que moi je fonde à vue d'oeil on s'en fout par cont', haha).
Si tout va bien pas de changement, sinon il faudra mettre en place un suivi bcp plus rapproché (lequel ? je ne peux rien changer à mon régime alimentaire tel qu'il est aujourd'hui sans encourir la colère redoutable de Vésiculette, donc mystère).
Bon sinon le reste (col, tension, hauteur utérine, bilans sanguins/urines) est ok.
Il reste 3 mois de grossesse, et 3 mois c'est super long quand tu as cette saloperie d'épée de Damoclès sur la tête... est-ce que ma vésicule va tenir le coup encore 3 mois ou pas ?
Sinon, comment opérer en urgence avec un si gros ventre ? Le bébé tiendra-t'il le coup ?
Bref.... si je n'avais pas eu ce souci de santé je pense que j'aurais pu essayer de me relaxer ce dernier trimestre, mais là...
dimanche 11 février 2018
Un petit après-midi aux urgences obstétricales
Tralala Pouet Pouet ! Et une petite aprème aux urgences, une ! Ça faisait longtemps...
Je me suis pris un coup de jus en débranchant une prise... -_- -_- -_-
Je n'ai rien, mais j'ai appelé la maternité pour demander si c'était gênant pour le bébé, et le gynécologue de garde m'a demandé de descendre tout de suite.
Je ne flippais pas trop au sujet de l'électrisation, parce que lorsque j'étais enceinte de Petite Chérie j'avais pris une sacrée châtaigne en touchant involontairement des fils dénudés, et la sage-femme qui me suivait alors m'avait dit que pour qu'une décharge soit préjudiciable il fallait vraiment avoir une brûlure, ou avoir été projetée au sol, etc.
Mais le gynéco de garde m'a dit avoir vu des cas cliniques pas cool liés à des électrisations, et du coup il a mis le paquet sur les examens.
Ce qui m'a vraiment rassurée en revanche c'est de voir que le bébé grandit et grossit bcp en dépit du fait que moi, je ne cesse de perdre du poids (je suis à +1 kilo depuis le début de grossesse...).
Son poids est déjà estimé à 1,5 kilo et il est légèrement au-dessus des courbes.
Cela m'inquiétait bcp car la dernière écho (l'écho morpho, faite durant mon hospitalisation pour cholecystite en décembre) remontait à avant que je sois au régime...
Bon du coup j'ai eu droit à un monito, une échographie, un doppler utérin, un doppler cérébral = tout est ok, je peux repartir.
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mardi 16 janvier 2018
Visite du 6ème mois
16 janvier 2018 -
Rdv du 6ème mois aujourd'hui.
Mon cher Docteur B., qui m'avait suivie jusqu'alors et que j'adorais, est parti dans le Nord pour démarrer sa nouvelle vie...
Compte tenu du caractère un peu compliqué de cette grossesse, il me laisse entre les mains du Professeur C., LE Chef de Service de l'unité gynéco-obstétrique du CH de Monaco, un ponte de l'obstétrique qui a des tas de publis scientifiques à son actif, qui est surbooké des mois à l'avance.
"C'est une chance" m'avait dit le Docteur B. "normalement il ne voit que des patientes monégasques, mais il aime bien les cas un peu compliqués !"
Donc voilà, je l'ai rencontré aujourd'hui.
Quand je suis arrivée, avec la patiente qui avait rdv juste avant moi à 14h, la secrétaire nous a indiqué qu'il n'était pas encore rentré de sa pause déjeuner... il reviendra finalement avec 50mn de retard. Bon... j'appelle mon amie pour qu'elle puisse récupérer les petits à l'école à 16h30, au cas où je n'arrive pas à l'heure. Heureusement qu'elle est là...
Et puis... Le Docteur B était juste absolument génial. Très à l'écoute, immensément d'empathie, mais très très rigoureux et méticuleux. Ne laissant jamais rien au hasard, il prenait le soin d'évaluer toutes les éventualités, au risque même d'être trop précautionneux (mais moi ça me rassurait d'être ainsi suivie).
Là...
"- Ah, vous avez perdu deux bébés avant cette grossesse... bah c'est pas grave, vous êtes à 25SA là, donc à l'abri des soucis maintenant haha.
- Ah vous ne pouvez pas manger de produits laitiers ni de lipides ni de sucre ni de viande rouge. Bah non, pas besoin de voir un nutritionniste, c'est juste pour 3 mois hein, héhé.
- Ah oui, vous avez perdu beaucoup de poids depuis le dernier rdv... mais c'est pas grave, à mon avis votre bébé puise quand même ce dont il a besoin pour grandir regardez, votre hauteur utérine est même au-dessus de la norme pour votre terme, donc c'est que le bébé grandit bien hoho.
- Ah bon, vous ne pouvez pas faire le test o'sullivan. Bah c'est pas grave, on fera une glycémie à jeun puis une glycémie post-prandiale (le Docteur B. m'avait assuré que ça n'était pas fiable, mais bon) y'a pas de raison de s'inquiéter, hinhin.
- Ah oui le Docteur B. vous avait dit que parfois les soucis de vésicule biliaire pouvaient déclencher une cholestase gravidique en fin de grossesse (maladie hépatique grave pouvait mener à la mort du foetus si le traitement ne fonctionne pas ou si non décelée à temps). Oui boarf nan, pas de suivi particulier sur ce point, si jamais vous ressentez des démangeaisons z'avez qu'à venir à la maternité (sauf que chez certaines patientes ce symptôme est inexistant). Pis vous n'avez jamais fait de cholestase pour vos autres grossesses, donc y'a pas de raison hein, huhu.
- Ah oui, vous opérer en urgence si jamais vous faites une récidive de cholecystite (vésicule biliaire infectée, c'est ce qui m'est arrivé lors de mon hospitalisation #1) au 3ème trimestre ? Oui ce serait un peu embêtant à ce terme-là mais booooon, on verra hein. Au pire si ça arrive après 36SA on fait naître le bébé avant, meuh boooooooon. Y'a pas de raison hein, hihi."
Je ne sais pas quoi penser. :(
Je suis sûre qu'il est hyper compétent, et je sais bien qu'il doit gérer des grossesses pathologiques qui sont infiniment plus préoccupantes que la mienne, mais du coup j'ai l'impression qu'il prend mon cas par-dessus la jambe et cela m'inquiète. :(
Rdv du 6ème mois aujourd'hui.
Mon cher Docteur B., qui m'avait suivie jusqu'alors et que j'adorais, est parti dans le Nord pour démarrer sa nouvelle vie...
Compte tenu du caractère un peu compliqué de cette grossesse, il me laisse entre les mains du Professeur C., LE Chef de Service de l'unité gynéco-obstétrique du CH de Monaco, un ponte de l'obstétrique qui a des tas de publis scientifiques à son actif, qui est surbooké des mois à l'avance.
"C'est une chance" m'avait dit le Docteur B. "normalement il ne voit que des patientes monégasques, mais il aime bien les cas un peu compliqués !"
Donc voilà, je l'ai rencontré aujourd'hui.
Quand je suis arrivée, avec la patiente qui avait rdv juste avant moi à 14h, la secrétaire nous a indiqué qu'il n'était pas encore rentré de sa pause déjeuner... il reviendra finalement avec 50mn de retard. Bon... j'appelle mon amie pour qu'elle puisse récupérer les petits à l'école à 16h30, au cas où je n'arrive pas à l'heure. Heureusement qu'elle est là...
Et puis... Le Docteur B était juste absolument génial. Très à l'écoute, immensément d'empathie, mais très très rigoureux et méticuleux. Ne laissant jamais rien au hasard, il prenait le soin d'évaluer toutes les éventualités, au risque même d'être trop précautionneux (mais moi ça me rassurait d'être ainsi suivie).
Là...
"- Ah, vous avez perdu deux bébés avant cette grossesse... bah c'est pas grave, vous êtes à 25SA là, donc à l'abri des soucis maintenant haha.
- Ah vous ne pouvez pas manger de produits laitiers ni de lipides ni de sucre ni de viande rouge. Bah non, pas besoin de voir un nutritionniste, c'est juste pour 3 mois hein, héhé.
- Ah oui, vous avez perdu beaucoup de poids depuis le dernier rdv... mais c'est pas grave, à mon avis votre bébé puise quand même ce dont il a besoin pour grandir regardez, votre hauteur utérine est même au-dessus de la norme pour votre terme, donc c'est que le bébé grandit bien hoho.
- Ah bon, vous ne pouvez pas faire le test o'sullivan. Bah c'est pas grave, on fera une glycémie à jeun puis une glycémie post-prandiale (le Docteur B. m'avait assuré que ça n'était pas fiable, mais bon) y'a pas de raison de s'inquiéter, hinhin.
- Ah oui le Docteur B. vous avait dit que parfois les soucis de vésicule biliaire pouvaient déclencher une cholestase gravidique en fin de grossesse (maladie hépatique grave pouvait mener à la mort du foetus si le traitement ne fonctionne pas ou si non décelée à temps). Oui boarf nan, pas de suivi particulier sur ce point, si jamais vous ressentez des démangeaisons z'avez qu'à venir à la maternité (sauf que chez certaines patientes ce symptôme est inexistant). Pis vous n'avez jamais fait de cholestase pour vos autres grossesses, donc y'a pas de raison hein, huhu.
- Ah oui, vous opérer en urgence si jamais vous faites une récidive de cholecystite (vésicule biliaire infectée, c'est ce qui m'est arrivé lors de mon hospitalisation #1) au 3ème trimestre ? Oui ce serait un peu embêtant à ce terme-là mais booooon, on verra hein. Au pire si ça arrive après 36SA on fait naître le bébé avant, meuh boooooooon. Y'a pas de raison hein, hihi."
Je ne sais pas quoi penser. :(
Je suis sûre qu'il est hyper compétent, et je sais bien qu'il doit gérer des grossesses pathologiques qui sont infiniment plus préoccupantes que la mienne, mais du coup j'ai l'impression qu'il prend mon cas par-dessus la jambe et cela m'inquiète. :(
dimanche 31 décembre 2017
Saint Sylvestre
J'espère seulement que cette année à venir sera plus belle que celle qui s'en va...
lundi 18 décembre 2017
Première immersion en Vésiculie : hospitalisation #1 et écho T2
18 décembre 2017
Deux heures après le souper, je suis au lit, comme tous les soirs... Brusquement, une douleur horrible, insoutenable, et qui monte en intensité, prend naissance dans ma poitrine.
Comme une sorte d'étau qui serrerait très très fort la poitrine (j'ai cru faire une crise cardiaque !), juste au-dessous des seins, surtout du côté droit.
Je prends du spafon, du maalox, du doliprane. Rien.
Cela empire, l'étau se resserre, je ne peux plus respirer. Je demande à PapaChan d’appeler le samu, samu qui m'envoie gentiment balader en évoquant une gastro-entérite. Et puis, la douleur cesse toute seule au bout d'une heure et demie, de façon nette, en quelques instants. WTF just happened ?
Puis une seconde crise survient, le surlendemain, beaucoup plus longue cette fois-ci (5 heures non-stop). Fuck le samu avec leur gastro, je file aux urgences. Avec en tête le souvenir de ma belle-soeur qui avait eu des soucis de vésicule biliaire durant sa grossesse, je plaide pour avoir un bilan hépatique sanguin, que l'on me fait enfin et qui revient "perturbé", me dit-on.
Ils décident de me garder pour la nuit, j'aurai une échographie abdominale le lendemain.
Là, le diagnostic tombe : lithiases biliaires (c'est à dire des calculs dans la vésicule biliaire), et un début de cholecystite (inflammation/infection de ladite vésicule). Je suis hospitalisée en chirurgie viscérale au Centre Hospitalier de Monaco.
Ils parlent de m'opérer pour enlever la vésicule... mais m'indiquent bien qu'une anesthésie générale peut être dangereuse pour le bébé. :(
Pff... et tout ceci juste après le décès de mon papa... je suis tellement fatiguée de toutes ces tuiles.
J'imagine aussi que je dois pouvoir avoir le droit de refuser l'opération (et donc l'anesthésie) jusqu'au terme, mais je ne sais pas... J'ai eu deux crises en 2 jours, j'ai pensé mourir de douleur... Comment tenir encore 4 mois comme ça ? 😰😰😰😰😐
D'un autre côté si mon bébé, qui est actuellement en pleine santé, réagit mal à l'anesthésie et que je le perds ?... Quel choix horrible...
Au deuxième jour d'hospitalisation, l'anesthésiste vient me dire qu'on va tenter autre chose avant d'opérer. Prise d'antibiotiques pour stopper l'inflammation de la vésicule, régime super strict sans gras, contrôle écho de la vésicule toutes les semaines, et on voit pour tenir 4 mois ainsi et opérer après l'accouchement.
Je suis à la fois soulagée et terrorisée, parce que je sais bien qu'il y aura des récidives.
Mon écho T2 était prévue ce même jour avec le Docteur S., qui avait fait mon écho T1 à l'hôpital Lenval de Nice. Etant hospitalisée à Monaco et donc dans l'incapacité d'avoir mon échographie, on me colle entre les mains du Docteur B. qui me prend exprès entre deux patientes.
A ne pas confondre avec le Docteur B. (mon gynécologue), le Docteur B. échographe c'est juste LE spécialiste de l'échographie obstétricale, dans le département et même dans la région.
Il râle abondamment de cette consultation imprévue, mais il pratique l'examen avec beaucoup de minutie. Le bébé va très bien.
Le Docteur B., tout fier de ses super machines, voulut ABSOLUMENT tirer le portrait 3D du bébé. Je ne sais pas pourquoi, je ne lui avais absolument rien demandé... Or le bébé était de dos, donc pas évident, et pendant 10 minutes le médecin a appuyé comme un fou sur le haut droit de mon utérus (donc peu ou prou là où se trouve Vésiculette) pour le faire se tourner 😨😨😨😨😨 la douleur était horrible, j'ai du lui demander d'arrêter.... Du coup il m'a fait un magnifique portrait 3D de ses deux jambes/pieds croisés. 🙄
Inutile de dire que Vésiculette n'a que très moyennement apprécié, et a fait la gueule pendant 24h après ça.
Après quelques jours d'hospitalisation sous antibiotiques pour guérir l'inflammation, les bilans sanguins redevinrent normaux ; j'eus pour instruction de rentrer chez moi, et de mener ma grossesse à terme avec "un régime léger, sans gras".
En me documentant sur les groupes de paroles dédiés aux personnes souffrant de lithiases biliaires, je compris tout de suite que les recommandations étaient beaucoup plus compliquées que ça, en réalité :
Pas de matières grasses. Aucune. Ni cuite, ni crue.
Pas de sucre.
Pas de produits laitiers.
Pas d'oléagineux.
Pas de café, pas de thé. Pas de chocolat sous toutes ses formes, évidemment.
Pas de viande rouge, ni de viande grasse.
Pas d'oeufs. Sous quelque forme que ce soit.
Pas d'alcool (mais enceinte cela va de soi)
Pas de poissons gras.
Pas de féculents "blancs".
Pas de légumes difficiles à digérer.
Aucun aliment industriellement transformé.
Jamais de grosses assiettes, mais de toutes petites portions, plusieurs fois par jour.
J'avais ordre de retourner directement aux urgences en cas de nouvelle crise.
Et justement, j'avoue que je vis dans la terreur constante d'une récidive. :(
Je pense vraiment n'avoir jamais eu aussi atrocement mal de ma vie (et pourtant j'ai accouché par voie basse trois fois, avec à chaque fois des péridurales qui n'ont pas marché !!).
Et j'ai surtout peur de ce qui pourrait se passer si ça recommence.. à qui confier les enfants, comment assurer une prise en charge la plus rapide possible pour éviter les complications d'une lithiase biliaire (ça peut aller jusqu'à la pancréatite aigüe, et même la septicémie, pas du tout flippant hein)... la dernière fois, au lieu de faire appel aux pompiers qui sont à 3 minutes de chez moi, le médecin a appelé une ambulance conduite par deux gus à 2 de tension, partis de Nice et qui mirent 1h00 à arriver jusque chez moi. :(
Compte tenu de tout ça, je me dis souvent que l'opération tout de suite serait sans doute préférable, mais ils ne sont pas chauds du tout au CH de Monaco d'autant que le bilan sanguin est désormais parfait et qu'il est parfaitement possible (selon eux) qu'il n'y ait aucune récidive au cours de la grossesse.
J'ai rdv le 8 janvier avec le chirurgien (je suis suivie tous les 15j.), je vais en rediscuter avec lui.
Deux heures après le souper, je suis au lit, comme tous les soirs... Brusquement, une douleur horrible, insoutenable, et qui monte en intensité, prend naissance dans ma poitrine.
Comme une sorte d'étau qui serrerait très très fort la poitrine (j'ai cru faire une crise cardiaque !), juste au-dessous des seins, surtout du côté droit.
Je prends du spafon, du maalox, du doliprane. Rien.
Cela empire, l'étau se resserre, je ne peux plus respirer. Je demande à PapaChan d’appeler le samu, samu qui m'envoie gentiment balader en évoquant une gastro-entérite. Et puis, la douleur cesse toute seule au bout d'une heure et demie, de façon nette, en quelques instants. WTF just happened ?
Puis une seconde crise survient, le surlendemain, beaucoup plus longue cette fois-ci (5 heures non-stop). Fuck le samu avec leur gastro, je file aux urgences. Avec en tête le souvenir de ma belle-soeur qui avait eu des soucis de vésicule biliaire durant sa grossesse, je plaide pour avoir un bilan hépatique sanguin, que l'on me fait enfin et qui revient "perturbé", me dit-on.
Ils décident de me garder pour la nuit, j'aurai une échographie abdominale le lendemain.
Là, le diagnostic tombe : lithiases biliaires (c'est à dire des calculs dans la vésicule biliaire), et un début de cholecystite (inflammation/infection de ladite vésicule). Je suis hospitalisée en chirurgie viscérale au Centre Hospitalier de Monaco.
Ils parlent de m'opérer pour enlever la vésicule... mais m'indiquent bien qu'une anesthésie générale peut être dangereuse pour le bébé. :(
Pff... et tout ceci juste après le décès de mon papa... je suis tellement fatiguée de toutes ces tuiles.
J'imagine aussi que je dois pouvoir avoir le droit de refuser l'opération (et donc l'anesthésie) jusqu'au terme, mais je ne sais pas... J'ai eu deux crises en 2 jours, j'ai pensé mourir de douleur... Comment tenir encore 4 mois comme ça ? 😰😰😰😰😐
D'un autre côté si mon bébé, qui est actuellement en pleine santé, réagit mal à l'anesthésie et que je le perds ?... Quel choix horrible...
Au deuxième jour d'hospitalisation, l'anesthésiste vient me dire qu'on va tenter autre chose avant d'opérer. Prise d'antibiotiques pour stopper l'inflammation de la vésicule, régime super strict sans gras, contrôle écho de la vésicule toutes les semaines, et on voit pour tenir 4 mois ainsi et opérer après l'accouchement.
Je suis à la fois soulagée et terrorisée, parce que je sais bien qu'il y aura des récidives.
Mon écho T2 était prévue ce même jour avec le Docteur S., qui avait fait mon écho T1 à l'hôpital Lenval de Nice. Etant hospitalisée à Monaco et donc dans l'incapacité d'avoir mon échographie, on me colle entre les mains du Docteur B. qui me prend exprès entre deux patientes.
A ne pas confondre avec le Docteur B. (mon gynécologue), le Docteur B. échographe c'est juste LE spécialiste de l'échographie obstétricale, dans le département et même dans la région.
Il râle abondamment de cette consultation imprévue, mais il pratique l'examen avec beaucoup de minutie. Le bébé va très bien.
Le Docteur B., tout fier de ses super machines, voulut ABSOLUMENT tirer le portrait 3D du bébé. Je ne sais pas pourquoi, je ne lui avais absolument rien demandé... Or le bébé était de dos, donc pas évident, et pendant 10 minutes le médecin a appuyé comme un fou sur le haut droit de mon utérus (donc peu ou prou là où se trouve Vésiculette) pour le faire se tourner 😨😨😨😨😨 la douleur était horrible, j'ai du lui demander d'arrêter.... Du coup il m'a fait un magnifique portrait 3D de ses deux jambes/pieds croisés. 🙄
Inutile de dire que Vésiculette n'a que très moyennement apprécié, et a fait la gueule pendant 24h après ça.
Après quelques jours d'hospitalisation sous antibiotiques pour guérir l'inflammation, les bilans sanguins redevinrent normaux ; j'eus pour instruction de rentrer chez moi, et de mener ma grossesse à terme avec "un régime léger, sans gras".
En me documentant sur les groupes de paroles dédiés aux personnes souffrant de lithiases biliaires, je compris tout de suite que les recommandations étaient beaucoup plus compliquées que ça, en réalité :
Pas de matières grasses. Aucune. Ni cuite, ni crue.
Pas de sucre.
Pas de produits laitiers.
Pas d'oléagineux.
Pas de café, pas de thé. Pas de chocolat sous toutes ses formes, évidemment.
Pas de viande rouge, ni de viande grasse.
Pas d'oeufs. Sous quelque forme que ce soit.
Pas d'alcool (mais enceinte cela va de soi)
Pas de poissons gras.
Pas de féculents "blancs".
Pas de légumes difficiles à digérer.
Aucun aliment industriellement transformé.
Jamais de grosses assiettes, mais de toutes petites portions, plusieurs fois par jour.
J'avais ordre de retourner directement aux urgences en cas de nouvelle crise.
Et justement, j'avoue que je vis dans la terreur constante d'une récidive. :(
Je pense vraiment n'avoir jamais eu aussi atrocement mal de ma vie (et pourtant j'ai accouché par voie basse trois fois, avec à chaque fois des péridurales qui n'ont pas marché !!).
Et j'ai surtout peur de ce qui pourrait se passer si ça recommence.. à qui confier les enfants, comment assurer une prise en charge la plus rapide possible pour éviter les complications d'une lithiase biliaire (ça peut aller jusqu'à la pancréatite aigüe, et même la septicémie, pas du tout flippant hein)... la dernière fois, au lieu de faire appel aux pompiers qui sont à 3 minutes de chez moi, le médecin a appelé une ambulance conduite par deux gus à 2 de tension, partis de Nice et qui mirent 1h00 à arriver jusque chez moi. :(
Compte tenu de tout ça, je me dis souvent que l'opération tout de suite serait sans doute préférable, mais ils ne sont pas chauds du tout au CH de Monaco d'autant que le bilan sanguin est désormais parfait et qu'il est parfaitement possible (selon eux) qu'il n'y ait aucune récidive au cours de la grossesse.
J'ai rdv le 8 janvier avec le chirurgien (je suis suivie tous les 15j.), je vais en rediscuter avec lui.
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samedi 9 décembre 2017
L'impact du deuil du Père pendant la grossesse
Nous sommes le 9 décembre 2017. Mon papa est mort ce matin.
Je suis enceinte de 20 semaines.
Mon père est un peu baroudeur, il voyage beaucoup. Il était pour l'instant avec son épouse chez les parents de celle-ci, dans le Nord... moi je suis dans les Alpes Maritimes.
Mon frère et ma soeur vont bien sûr monter pour assister à la crémation. Je veux absolument les accompagner, mais d'un autre côté j'ai une peur terrible de prendre l'avion enceinte et qu'il arrive quelque chose au bébé.... je me sens super égoïste de penser ça (en plus de tout le reste).
J'étais tellement pas prête. Les maladies sont horribles à vivre pour les accompagnants, mais ne préparent-elles pas, quelque part, à la mort lorsqu'elle est inévitable ?
Alors que là, un papa en pleine forme la veille, et mort d'un AVC le lendemain, c'est le choc total.
Alors du coup, comme il n'est jamais là (ou très rarement) je ne me rends pas du tout compte qu'il est mort. Que je ne le verrai jamais plus vivant. Ca reste abstrait. Comme un peu fantasmagorique.
Son épouse était dans tous ses états au téléphone, et c'était moi, parfaitement calme, qui la consolais. Je pense que mon inconscient gère ça un peu à la façon de Scarlett O'Hara dans Autant en Emporte le Vent : "Bon je sais que ce qui vient d'arriver est très grave mais je ne vais pas y penser maintenant. Si j'y pense maintenant, toutes les vannes vont lâcher et ça va être très très moche, et j'ai tellement de choses à gérer là tout de suite que je dois rester forte. J'y penserai plus tard, quand ce sera le bon moment".
Alors que faire ? Je lis qu'il y a des risques de phlébite à prendre l'avion enceinte.
Si j'y vais en train il faut changer à Paris, et aller de la Gare de Lyon à la Gare du Nord... donc du piétinage en perspective.
Je ne sais pas. Quelle que soit la raison, fût-elle totalement justifiée, jusqu'à la fin de ma vie je me sentirai comme la dernière des dernières si je ne suis pas sur place pour dire aurevoir à mon père le jour de ses funérailles.
Et c'est parce que le contexte de cette grossesse est totalement particulier, fait d'inquiétude, d'anxiété permanente et de non-confiance en moi/mon corps que j'ai si peur pour le bébé.
Enceinte de Fils Aîné, j'ai pris l'avion pour la Suède avec PapaChan, marché des heures durant dans la campagne suédoise gelée avec lui, et pas une seule seconde j'ai pensé que quoi que ce soit pourrait arriver à ce bébé, je n'en avais même pas informé ma gynéco.
Le lendemain, je suis à la maternité pour ma visite du 5ème mois. J'ai donc pu expliquer la situation au Docteur B., il fait une échographie pour voir comment est le col de l'utérus (pour voir s'il peut supporter un tel voyage) - le col mesure 32 mm et le Docteur B. me dit "bon ben super, vous pouvez y aller sans problème, je vous fais une attestation pour la compagnie aérienne !".
Or en rentrant, je lis sur internet que 32 mm c'est vraiment pas top du tout et que normalement avec un col comme ça je devrais rester allongée sans rien faire au repos complet ! O_O
J'appelle ma sage-femme qui se montre bcp plus prudente : elle me demande si je peux au moins prendre une semaine de break entre l'aller et le retour. Non, je lui réponds que c'est impossible : nous partons mercredi et revenons jeudi soir. Elle me déconseille alors formellement ce voyage.
Donc j'en suis là... je ne comprends pas pourquoi lui me dit que je peux faire 1000 km avec un col court, elle me dit que chez une multipare 32mm c'est normal et que ce qui compte c'est qu'il soit fermé et tonique, mais que même sans ça, ce voyage est risqué.
Alors qui croire ? Que faire... ?
Eh bien finalement je ne suis pas partie... mon frère et ma soeur sont partis le mercredi sans moi en m'expliquant que de toutes façons, il y avait encore 2h de voiture après le trajet en avion et que donc, d'une façon ou d'une autre, ils ne m'auraient pas laissée les accompagner.
Jeudi après-midi, ma soeur m'a prévenue par texto que la cérémonie était terminée, qu'elle avait été très émouvante, et que mon frère et elle étaient maintenant sur le retour.
J'ai eu A. (l'épouse de Papa) en ligne peu de temps après... elle m'a longuement raconté le déroulement de la journée, les textes lus, les musiques et chansons qui ont rythmé la cérémonie... cette conversation a eu pour effet de concrétiser (dans une certaine mesure) les choses pour moi alors que, n'ayant pas assisté aux funérailles, n'ayant pas vu mon père mort dans son cercueil, etc etc - j'avais plutôt tendance ces derniers jours à faire comme si rien ne s'était passé, comme si je n'avais jamais eu cette info, et que mon père était loin comme d'hab en Polynésie ou ailleurs, sans que nous nous contactions plus que ça.
A la suite de cette conversation j'ai été vraiment super mal.
Mais dès lundi j'ai eu d'autres préoccupations liées à ma santé/grossesse et je suis repassée en mode déni total vis-à-vis de ce décès. Je refuse de penser au fait qu'il soit mort, je ne peux pas, je n'y arrive pas parce que là, tout de suite, mon cerveau est incapable de processer cette réalité sans que je perde totalement les pédales, or ce n'est pas le moment du tout, donc non, voilà. J'y penserai plus tard.
J'ai conscience du fait que pour aborder un deuil de façon saine ça craint complètement, mais là il faut vraiment que je gère une chose à la fois.
Je suis enceinte de 20 semaines.
Mon père est un peu baroudeur, il voyage beaucoup. Il était pour l'instant avec son épouse chez les parents de celle-ci, dans le Nord... moi je suis dans les Alpes Maritimes.
Mon frère et ma soeur vont bien sûr monter pour assister à la crémation. Je veux absolument les accompagner, mais d'un autre côté j'ai une peur terrible de prendre l'avion enceinte et qu'il arrive quelque chose au bébé.... je me sens super égoïste de penser ça (en plus de tout le reste).
J'étais tellement pas prête. Les maladies sont horribles à vivre pour les accompagnants, mais ne préparent-elles pas, quelque part, à la mort lorsqu'elle est inévitable ?
Alors que là, un papa en pleine forme la veille, et mort d'un AVC le lendemain, c'est le choc total.
Alors du coup, comme il n'est jamais là (ou très rarement) je ne me rends pas du tout compte qu'il est mort. Que je ne le verrai jamais plus vivant. Ca reste abstrait. Comme un peu fantasmagorique.
Son épouse était dans tous ses états au téléphone, et c'était moi, parfaitement calme, qui la consolais. Je pense que mon inconscient gère ça un peu à la façon de Scarlett O'Hara dans Autant en Emporte le Vent : "Bon je sais que ce qui vient d'arriver est très grave mais je ne vais pas y penser maintenant. Si j'y pense maintenant, toutes les vannes vont lâcher et ça va être très très moche, et j'ai tellement de choses à gérer là tout de suite que je dois rester forte. J'y penserai plus tard, quand ce sera le bon moment".
Alors que faire ? Je lis qu'il y a des risques de phlébite à prendre l'avion enceinte.
Si j'y vais en train il faut changer à Paris, et aller de la Gare de Lyon à la Gare du Nord... donc du piétinage en perspective.
Je ne sais pas. Quelle que soit la raison, fût-elle totalement justifiée, jusqu'à la fin de ma vie je me sentirai comme la dernière des dernières si je ne suis pas sur place pour dire aurevoir à mon père le jour de ses funérailles.
Et c'est parce que le contexte de cette grossesse est totalement particulier, fait d'inquiétude, d'anxiété permanente et de non-confiance en moi/mon corps que j'ai si peur pour le bébé.
Enceinte de Fils Aîné, j'ai pris l'avion pour la Suède avec PapaChan, marché des heures durant dans la campagne suédoise gelée avec lui, et pas une seule seconde j'ai pensé que quoi que ce soit pourrait arriver à ce bébé, je n'en avais même pas informé ma gynéco.
Le lendemain, je suis à la maternité pour ma visite du 5ème mois. J'ai donc pu expliquer la situation au Docteur B., il fait une échographie pour voir comment est le col de l'utérus (pour voir s'il peut supporter un tel voyage) - le col mesure 32 mm et le Docteur B. me dit "bon ben super, vous pouvez y aller sans problème, je vous fais une attestation pour la compagnie aérienne !".
Or en rentrant, je lis sur internet que 32 mm c'est vraiment pas top du tout et que normalement avec un col comme ça je devrais rester allongée sans rien faire au repos complet ! O_O
J'appelle ma sage-femme qui se montre bcp plus prudente : elle me demande si je peux au moins prendre une semaine de break entre l'aller et le retour. Non, je lui réponds que c'est impossible : nous partons mercredi et revenons jeudi soir. Elle me déconseille alors formellement ce voyage.
Donc j'en suis là... je ne comprends pas pourquoi lui me dit que je peux faire 1000 km avec un col court, elle me dit que chez une multipare 32mm c'est normal et que ce qui compte c'est qu'il soit fermé et tonique, mais que même sans ça, ce voyage est risqué.
Alors qui croire ? Que faire... ?
Eh bien finalement je ne suis pas partie... mon frère et ma soeur sont partis le mercredi sans moi en m'expliquant que de toutes façons, il y avait encore 2h de voiture après le trajet en avion et que donc, d'une façon ou d'une autre, ils ne m'auraient pas laissée les accompagner.
Jeudi après-midi, ma soeur m'a prévenue par texto que la cérémonie était terminée, qu'elle avait été très émouvante, et que mon frère et elle étaient maintenant sur le retour.
J'ai eu A. (l'épouse de Papa) en ligne peu de temps après... elle m'a longuement raconté le déroulement de la journée, les textes lus, les musiques et chansons qui ont rythmé la cérémonie... cette conversation a eu pour effet de concrétiser (dans une certaine mesure) les choses pour moi alors que, n'ayant pas assisté aux funérailles, n'ayant pas vu mon père mort dans son cercueil, etc etc - j'avais plutôt tendance ces derniers jours à faire comme si rien ne s'était passé, comme si je n'avais jamais eu cette info, et que mon père était loin comme d'hab en Polynésie ou ailleurs, sans que nous nous contactions plus que ça.
A la suite de cette conversation j'ai été vraiment super mal.
Mais dès lundi j'ai eu d'autres préoccupations liées à ma santé/grossesse et je suis repassée en mode déni total vis-à-vis de ce décès. Je refuse de penser au fait qu'il soit mort, je ne peux pas, je n'y arrive pas parce que là, tout de suite, mon cerveau est incapable de processer cette réalité sans que je perde totalement les pédales, or ce n'est pas le moment du tout, donc non, voilà. J'y penserai plus tard.
J'ai conscience du fait que pour aborder un deuil de façon saine ça craint complètement, mais là il faut vraiment que je gère une chose à la fois.
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