dimanche 18 mars 2018

Essayages

18 mars 2018 -

Je vais faire une séance de photos maternité. Oui, c'est la psychologue mère-enfant de la maternité qui me le suggère afin de m'aider à investir cette grossesse, le bébé, etc.

J'ai trouvé l'idée bonne, d'autant que c'est ma dernière grossesse et que je ne l'ai jamais fait pour les autres. J'ai fait un essayage pour la robe que j'ai achetée chez les chinois...



la photographe n'avait pas de modèle à mon goût, moi je voulais un truc plutôt blanc et et fluide.

Voilà, la séance photo est réservée pour mi-avril (si je suis encore enceinte d'ici-là...).

vendredi 16 mars 2018

Phlébite !

A la suite d'une perfusion de veinofer durant mon hospitalisation #2, j'ai développé une petite inflammation au niveau de la veine. Oui bon, j'suis plus à ça près... -_-

J'ai consulté (j'avais peur de faire une phlébite), le généraliste n'est pas inquiet et diagnostique une veinite (?), une petite inflammation, quoi. Je dois faire des pansements de biseptine, jusque là ok... mais il me prescrit également du Flector gel 1%.

Je lui demande si c'est ok grossesse il me répond «oui, pas de problème, c'est un anti-inflammatoire local». Ouais sauf que sur la boîte...


Et la notice est carrément flippante :



Je suis assez éberluée par cette prescription.

Entre temps j'ai posé la question à ma sage-femme, qui a poussé les hauts cris ("Quoi ?!! SURTOUT NE PRENDS PAS CE TRUC !!").

Et à la pharmacie bizarrement c'est passé crème (bon, je peux imaginer que le pharmacien n'ait pas vu mon ventre derrière le comptoir mais je suis en 100% mater sur la carte vitale, donc... O_O)

Finalement, C., mon amie et médecin, veut que je fasse une écho-doppler au plus tard demain, car contrairement à ce que me disait le doc que j'ai consulté, ça pourrait très bien être une phlébite en fait. 😤😤😤😤😤

- J'ai fait l'écho-doppler prescrite par C.
Comme toujours elle avait raison, c'était bien une phlébite. 

--> le radiologue m'adresse aux urgences.

--> les urgences m'adressent aux urgences maternité car ils ne savent pas trop quoi faire avec moi, ni quoi me prescrire.

--> Urgences maternité : c'est le Professeur C. himself qui me voit.

--> C'est effectivement une phlébite, mais sans gravité car située sur une veine secondaire et très superficielle. Pas de risque d'embolie pulmonaire. Ca passera tout seul sans anti-inflammatoire et sans anti-coagulant, je dois faire des pansements d'alcool (?).

MAIS ! Le Professeur C. revoit enfin sa copie ! Il m'a dit que je suis trop fatiguée/affaiblie par le manque de nourriture, et trop en mauvaise santé (crises de lithiases biliaires, amaigrissement incontrôlable, pancréatite, anémie sévère, phlébite, etc) pour mener cette grossesse jusqu'à terme. Donc il pourrait éventuellement faire naître le bébé une fois sorti du stade de prématurité, donc ok à partir de 37SA. Je suis à 34 dimanche, c'est pas super loin...

C'est une bonne nouvelle, car le Docteur J. (son associé) que j'avais vu pendant mon hospitalisation il y a 10 jours m'avait dit qu'il était absolument hors de question de provoquer l'accouchement avant terme (sauf si j'étais au stade de la mort, lol).

Pourtant je suis ambivalente. Moi qui ai toujours favorisé un accouchement hyper physio, le respect du rythme du bébé même en cas de dépassement de terme... bon, c'est clairement pas la fin que j'aurais souhaité.
Surtout que ça risque fort bien de se terminer en césa cette histoire, parce que le bébé et le col là, ils ne sont clairement pas prêts.

D'un autre côté je suis complètement au bout du rouleau, faut bien être honnête. Les ennuis de santé de toute sorte ne me lâchent pas. Dieu sait ce qui va encore me tomber sur le coin de la goule après tout ça ?

J'ai toujours ce sentiment très fort que ce bébé sera mieux dehors qu'à l'intérieur de l'utérus d'une mère aussi malade.

Bon par contre il dit aussi que s'il y a une nouvelle crise (vraie crise, comme il y a 10 jours) c'est hospitalisation jusqu'à la naissance cette fois.

Voilà voilà... Je vais commencer la valoche alors...

dimanche 4 mars 2018

Hospitalisation #2, et écho T3

4 mars 2018 -

Nouvelle crise, retour aux urgences, bilan hépatique catastrophique avec lipases élevées, nouvelle hospitalisation en chirurgie viscérale, cette fois Vésiculette a fait très fort : l'un des calculs biliaires a migré dans le pancréas, j'ai donc une pancréatite aigüe, et là c'est quand même nettement plus embêtant (on rappelle que cette maladie est potentiellement mortelle, hein). -_- -_- -_-

On me prive de nourriture durant 3 jours pour laisser au pancréas le temps de se reposer, j'en ai marre...

Je n'ai plus de mots pour décrire l'état de lassitude qui est le mien.

Je vais avoir droit à une IRM pour voir si le calcul est toujours présent dans le pancréas ou bien s'il s'est évacué tout seul.

Mais l'avantage d'être hospitalisée au CH de Monaco c'est que Maternité et Chirurgie Viscérale travaillent main dans la main (la maternité est d'ailleurs juste à l'étage au-dessous) : j'ai des monitos tous les jours, parfois deux fois par jour, par des sage-femmes qui montent me voir directement dans ma chambre en chir viscérale.



Et comme la dernière fois, cette hospitalisation tombe pile poil à la date où était prévue mon échographie (T3 cette fois)... toujours avec le Docteur B., qui râle encore (!) cette fois-ci parce qu'il n'aime pas quand les patientes sont perfusées (pas pratique de bouger avec la potence !) et qu'il aurait préféré que l'écho soit reportée à après l'hospitalisation. Haha. Not.

Le bébé grandit et grossit parfaitement bien. Donc pas d'inquiétude pour lui. Il pèse 1,8 kilos pour l'instant, avec un poids de naissance estimé assez standard, style 3,3 kilos.


Je trouve qu'il a véritablement une tête de garçon, non ?
En tout cas avec des joues pareilles, on voit bien qu'il n'y a VRAIMENT que moi qui maigrit à vue d'oeil...

D'ailleurs à force de ne rien manger, je fais un malaise à l'hôpital. Une chute de tension à 6.

Le gastro-entérologue du service décide de me perfuser 2 poches de veinofer.

Au final, l'IRM a montré que le calcul qui a affecté le pancréas est éliminé; j'ai pu rentrer chez moi au bout de 4 jours d'hôpital.

samedi 24 février 2018

Suivi psy

24 février 2018 -

J'ai entamé un suivi avec la psychologue mère-enfant de la maternité.

Ca ne va vraiment pas mieux, c'est pour cela que j'ai pris le taureau par les cornes et que j'ai initié ce suivi psy.
Je réalise que tant que ce bébé sera dans mon ventre j'aurai peur pour lui. Je n'ai plus le sentiment d'être capable de protéger la vie intra-utérine d'un enfant, je vois mon corps comme un tombeau juste capable de les faire mourir.
Donc tant qu'il ne sera pas sorti de là, ça n'ira pas mieux quoi que je fasse.

En parlant j'ai aussi cerné le fait que j'ai arrêté de vive pleinement depuis que j'ai perdu un bébé pour la seconde fois. J'ai vécu en mode survie, parfois difficilement, mais je ne prends de plaisir à rien, jamais. Je ne ris jamais, je n'ai même plus de joie à passer du temps avec les miens.

Quand j'ai voulu arranger mon scrapbook de 2017 la semaine dernière j'ai réalisé qu'il n'y avait presque pas de photos, et que tout était triste et figé sur celles que j'avais.

Ces derniers mois avec ce bébé qui bouge et qui donne des coups ont instillé la vie à nouveau, chaque mois un petit peu plus à la fois, c'est parce que cette vie est là que je réalise combien elle a été absente l'année qui vient de s'écouler.
Et s'il arrive quelque chose à ce bébé, en plus de lui c'est aussi cette petite étincelle de vie qui disparaîtra, ce qu'elle me permet de donner à nouveau à mes enfants ces dernières semaines alors que je ne le pouvais plus.

Cette idée me terrifie tout autant que celle de perdre à nouveau un bébé. Bref c'est très compliqué.

Pour m'investir un peu plus auprès de ce bébé j'ai reçu quelques suggestions : faire réaliser des photos de grossesse dans un joli environnement, avec de jolis vêtements, et commencer à réfléchir à des prénoms... Tout cela est complètement surréaliste au point où j'en suis...

On essaie aussi de travailler sur tout le reste, ma maladie, le décès de mon père que je ne gère absolument pas, etc etc. Beaucoup de travail en perspective.

mardi 13 février 2018

Visite du 7ème mois

13 février 2018 -

Visite du 7ème mois ce matin.

Bon, enfin le Professeur C. se réveille un peu en voyant que je suis à 65 kilos sur la même balance où, le mois dernier, j'étais à 68,5.

Ca fait -3 kilos et demi de perdus en 1 mois. Je pèse désormais un kilo de moins que mon poids de début de grossesse.

"ah oui bon, c'est quand même beaucoup plus rapide que ce que j'aurais voulu voir, comme perte de poids..."

Donc en gros il dit : on attend l'écho T3 (dans 3 semaines) et on voit comment progresse la croissance de l'enfant (le fait que moi je fonde à vue d'oeil on s'en fout par cont', haha).
Si tout va bien pas de changement, sinon il faudra mettre en place un suivi bcp plus rapproché (lequel ? je ne peux rien changer à mon régime alimentaire tel qu'il est aujourd'hui sans encourir la colère redoutable de Vésiculette, donc mystère).

Bon sinon le reste (col, tension, hauteur utérine, bilans sanguins/urines) est ok.
Il reste 3 mois de grossesse, et 3 mois c'est super long quand tu as cette saloperie d'épée de Damoclès sur la tête... est-ce que ma vésicule va tenir le coup encore 3 mois ou pas ?
Sinon, comment opérer en urgence avec un si gros ventre ? Le bébé tiendra-t'il le coup ?

Bref.... si je n'avais pas eu ce souci de santé je pense que j'aurais pu essayer de me relaxer ce dernier trimestre, mais là...

dimanche 11 février 2018

Un petit après-midi aux urgences obstétricales


Tralala Pouet Pouet ! Et une petite aprème aux urgences, une ! Ça faisait longtemps...

Je me suis pris un coup de jus en débranchant une prise... -_- -_- -_-

Je n'ai rien, mais j'ai appelé la maternité pour demander si c'était gênant pour le bébé, et le gynécologue de garde m'a demandé de descendre tout de suite.

Je ne flippais pas trop au sujet de l'électrisation, parce que lorsque j'étais enceinte de Petite Chérie j'avais pris une sacrée châtaigne en touchant involontairement des fils dénudés, et la sage-femme qui me suivait alors m'avait dit que pour qu'une décharge soit préjudiciable il fallait vraiment avoir une brûlure, ou avoir été projetée au sol, etc.

Mais le gynéco de garde m'a dit avoir vu des cas cliniques pas cool liés à des électrisations, et du coup il a mis le paquet sur les examens.

Ce qui m'a vraiment rassurée en revanche c'est de voir que le bébé grandit et grossit bcp en dépit du fait que moi, je ne cesse de perdre du poids (je suis à +1 kilo depuis le début de grossesse...).

Son poids est déjà estimé à 1,5 kilo et il est légèrement au-dessus des courbes.
Cela m'inquiétait bcp car la dernière écho (l'écho morpho, faite durant mon hospitalisation pour cholecystite en décembre) remontait à avant que je sois au régime...

Bon du coup j'ai eu droit à un monito, une échographie, un doppler utérin, un doppler cérébral = tout est ok, je peux repartir.

mardi 16 janvier 2018

Visite du 6ème mois

16 janvier 2018 -

Rdv du 6ème mois aujourd'hui.

Mon cher Docteur B., qui m'avait suivie jusqu'alors et que j'adorais, est parti dans le Nord pour démarrer sa nouvelle vie...

Compte tenu du caractère un peu compliqué de cette grossesse, il me laisse entre les mains du Professeur C., LE Chef de Service de l'unité gynéco-obstétrique du CH de Monaco, un ponte de l'obstétrique qui a des tas de publis scientifiques à son actif, qui est surbooké des mois à l'avance.

"C'est une chance" m'avait dit le Docteur B. "normalement il ne voit que des patientes monégasques, mais il aime bien les cas un peu compliqués !"
Donc voilà, je l'ai rencontré aujourd'hui.

Quand je suis arrivée, avec la patiente qui avait rdv juste avant moi à 14h, la secrétaire nous a indiqué qu'il n'était pas encore rentré de sa pause déjeuner... il reviendra finalement avec 50mn de retard. Bon... j'appelle mon amie pour qu'elle puisse récupérer les petits à l'école à 16h30, au cas où je n'arrive pas à l'heure. Heureusement qu'elle est là...

Et puis... Le Docteur B était juste absolument génial. Très à l'écoute, immensément d'empathie, mais très très rigoureux et méticuleux. Ne laissant jamais rien au hasard, il prenait le soin d'évaluer toutes les éventualités, au risque même d'être trop précautionneux (mais moi ça me rassurait d'être ainsi suivie).

Là...

"- Ah, vous avez perdu deux bébés avant cette grossesse... bah c'est pas grave, vous êtes à 25SA là, donc à l'abri des soucis maintenant haha.

- Ah vous ne pouvez pas manger de produits laitiers ni de lipides ni de sucre ni de viande rouge. Bah non, pas besoin de voir un nutritionniste, c'est juste pour 3 mois hein, héhé.

- Ah oui, vous avez perdu beaucoup de poids depuis le dernier rdv... mais c'est pas grave, à mon avis votre bébé puise quand même ce dont il a besoin pour grandir regardez, votre hauteur utérine est même au-dessus de la norme pour votre terme, donc c'est que le bébé grandit bien hoho.

- Ah bon, vous ne pouvez pas faire le test o'sullivan. Bah c'est pas grave, on fera une glycémie à jeun puis une glycémie post-prandiale (le Docteur B. m'avait assuré que ça n'était pas fiable, mais bon) y'a pas de raison de s'inquiéter, hinhin.

- Ah oui le Docteur B. vous avait dit que parfois les soucis de vésicule biliaire pouvaient déclencher une cholestase gravidique en fin de grossesse (maladie hépatique grave pouvait mener à la mort du foetus si le traitement ne fonctionne pas ou si non décelée à temps). Oui boarf nan, pas de suivi particulier sur ce point, si jamais vous ressentez des démangeaisons z'avez qu'à venir à la maternité (sauf que chez certaines patientes ce symptôme est inexistant). Pis vous n'avez jamais fait de cholestase pour vos autres grossesses, donc y'a pas de raison hein, huhu.

- Ah oui, vous opérer en urgence si jamais vous faites une récidive de cholecystite (vésicule biliaire infectée, c'est ce qui m'est arrivé lors de mon hospitalisation #1) au 3ème trimestre ? Oui ce serait un peu embêtant à ce terme-là mais booooon, on verra hein. Au pire si ça arrive après 36SA on fait naître le bébé avant, meuh boooooooon. Y'a pas de raison hein, hihi."

Je ne sais pas quoi penser. :(
Je suis sûre qu'il est hyper compétent, et je sais bien qu'il doit gérer des grossesses pathologiques qui sont infiniment plus préoccupantes que la mienne, mais du coup j'ai l'impression qu'il prend mon cas par-dessus la jambe et cela m'inquiète. :(